Projet 'Sahab Sanatek Khouk' pour la promotion de l'artisanat

Cette exposition aidera au financement du programme de formation professionnelle en artisanat que notre association met en place à Testour à partir de Septembre 2013.

Œuvrant pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine judéo tunisien, l'association Dar EL Dhekra, a choisi a travers ce rendez vous, d'allier ses objectifs originels à la réalité socio économique de certaines régions du pays relativement délaissées et disposant d'un potentiel non négligeable du point de vue de leur patrimoine. 
Ainsi, des jeunes tunisiens seront formés a des métiers de tradition souvent en péril et seront également accompagnés au démarrage de leur entreprise.
Dar EL Dhekra, à travers ce programme de formation, souhaite donc pérenniser certains métiers du patrimoine national et aider les jeunes dans la réalisation de leurs aspirations et leur droits a un avenir meilleur.

Moshe Nemni : l'art du ciselage.

Moshe-Nemni-2La bijouterie nord-africaine a une très grande tradition, ancestrale - c'est l'art berbère millénaire qui continue du sud du Maroc au nord du Niger. Remarquablement elle rencontre de grands développements lorsqu'elle se fusionne avec l'art d'orfèvrerie Judaïque. De cette union Moshe Nemni est le chantre. Sa muse est l'argent ciselé, sur sa terre d'accueil - des plus antiques du monde : la côte nord-africaine de Tripoli à Tunis.

Moshe Nemni, Un juif de famille Libyenne. La Libye une terre purement berbère. Libye de Libou - nom de tribu berbère tel que donné par les égyptiens dans leurs textes il y a 3000 ans. Les égyptiens parlaient des gens de ces tribus comme étant particulièrement roux. Ils le sont toujours - beaucoup en Kabylie - terre de prédilection pour la bijouterie - où parfois vous pourrez croiser dans les villages de la Djurdjura ce qui semblerait être des touristes irlandais. Moshe Nemni encore jeune émigré d'une famille de notables et hauts fonctionnaires tripolitains vers Tunis pour exercer son art de l'orfèvrerie. Il s'installe à Tunis et y fonde sa famille - ceci bien avant la 2ème guerre mondiale - il est de nationalité Italienne. Nemni est dévoué corps et âme à son art. Il est connu, reconnu et aimé, de son vivant, dans les coins les plus reculés de toute la Tunisie. Il forme lui-même d'autres orfèvres autour de lui. Son art, dans le travail du ciselage et dans son esthétique est unique et merveilleux.

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La céramique Chemla : une histoire de famille.

Jacob-Chemla-ceramisteLa céramique, chez les Chemla, est une histoire de famille, mais c'est aussi, en pointillé, une partie de l'Histoire de la Tunisie.

Commencée sous les Beys en 1860 avec Haï - Abraham Chemla, l'histoire se poursuit avec le protectorat en 1881 quand Jacob Chemla fonde la poterie El Qallaline puis, aidé des ses fils (Victor, Albert et Mouche) celle des " fils de J. Chemla " ; de 1938 à 1954 Victor (ou Haï) et Mouche (ou encore Moshe), travaillent ensemble à la poterie située sur la route du Bardo. À la mort de Victor, Mouche poursuit seul et achète en 1956 à Albert et aux successeurs de Victor ce qui reste de la poterie.

C'est alors la période de l'indépendance de la Tunisie et en 1960 l'architecte du président Habib Bourguiba, Cacoub commande à Mouche la décoration des palais de Carthage et Skanès. Ce que ce dernier fera jusqu'en 1966, date à laquelle il s'installera définitivement à La Garde Freinet, en France, où il possède depuis 1960 un atelier ; Mouche Chemla meurt en 1977 ; la quatrième génération des " potiers-céramistes " Chemla continue en France avec André Chemla.

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