Grands Rabbins de Tunis

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(tirée du livre Malkhé Tarchich.)

Rabbi MEIR LUMBROSO en 1698
Rabbi SEMAH SARFATI avant 1705 à 1712
Rabbi AVRAHAM COHEN à 1715
Rabbi CHEMOUEL COHEN après 1718
Rabbi AVRAHAM TAIEB à 1741
Rabbi ISAAC LUMBROSO à 1752 (ou 1754 )
Rabbi MOCHE NEJAR
Rabbi DAVID SFEZ en 1758
Rabbi YOSSEF RACOHEN HADAYAN
Rabbi MESSAOUD ELFASSI à 1775
Rabbi YOSSEF HACOHEN ADAYAN à 1786
Rabbi NATAN BORGEL à 1791
Rabbi CHELOMO ELFASSI à 1801
Rabbi CHEMOUEL HACOHEN de 1801 à 1804
Rabbi David TAIEB de 1804 à
Rabbi DAVID GUEZ à 1818
Rabbi YITSHAQ TAIEB de 1818 à 1830
Rabbi HAIM DAVID ISAAC de 1830 à 1847
HACOHEN MAGHDORA

Rabbi YECHOUA BESSIS de 1847 à 1860
Rabbi NATAN BORGEL de 1860 à 1873
Rabbi AVRAHAM HAGEGE de 1873 à 1880
Rabbi DAVID BENATTAR de 1880 à 1885
Rabbi ELIAOU HAY BORGEL de 1885 à 1898
Rabbi MORDEKAY SMADJA de 1898 à 1900
Rabbi MOCHE BERREBI de 1900 à 1902
Rabbi ELIAOU ZERAH de 1902 à 1917
Rabbi ISRAEL ZEITOUN de 1917 à 1921
Rabbi MOCHE SITRUK de 1921 à 1927
Rabbi NISSIM YARHI de 1927 à 1928
Rabbi YOSSEF GUEZ de 1928 à 1934
Rabbi DAVID KTORZA de 1934 à 1939
Rabbi HAIM BELLAICHE de 1939 à 1947
Rabbi DAVID BEMBARON de 1947 à 1955
Rabbi MORDEKHAY AMEIS COHEN de 1955 à 1974
Rabbi FRADJI UZAN de 1974 à 1984
Rabbi HAIM MADAR de 1984 à 2005
Rabbi HAIM BITTAN >2005

Rabbi Hai Taieb lo met

rebbi-hay-taiebRABBI HAI TAIEB LO MET
PAR RUBEN CORCOS

Né dans une famille de rabbins en 1743, il se distingue dès son jeune âge par son savoir et son intelligence ; érudit en Talmud et évoluant aisément dans le zohar.
Fils unique, Rabbi Haï TAÏEB habitait avec sa mère et passait de longues heures à étudier le Talmud et la Kabale. Il avait l’habitude de noter ses commentaires sur des feuilles qui traînaient aux quatre coins de sa chambre.
Sa mère pensait qu’elles n’avaient aucune utilité ou peut-être craignait-elle pour la santé psychique de son fils et elle les brûla par inadvertance. Vu d’en haut l’explication est la suivante : On dit qu’un jour, alors qu’il était plongé dans une « souguia » il décida d’arrêter son étude pour reprendre plus tard, et c’est à cette négligence que serait due la destruction de ses écrits. Un livre fut quand même sauvé et édité : « HELEV HITIM » mais depuis il se mit à la boisson forte (à la boukha en l’occurrence).

Des contes et des légendes ne manquent pas sur les nissims et niflaots qu’il accomplit.

Il y avait à Tunis un riche commerçant qui réunissait chez lui chaque année un minian pour lire le « Tikoun de Chavouot » et le matin il préparait un repas copieux et offrait des cadeaux à ses invités. Il eut un revers de fortune et pour continuer ce « minhag » (cette habitude) il alla vendre les bijoux de sa femme ; au retour il rencontra Rabbi H. TAÏEB qui lui demanda de l’argent et ne put lui refuser.
En rentrant chez lui, il rencontra un émissaire du Bey qui lui dit : « Le Bey veut un service à café en faïence qui coûte très cher, pour boire le café avec ses ministres ».Impossible de trouver ce modèle au marché.
Le juif continua sa route et voilà qu’il rencontre un marchand qui lui dit : j’ai dans ma réserve un service à café , je ne sais qu’en faire, prend le à n’importe quel prix. Il retourna alors chez le Bey et lui vendit le service à café à prix d’or. Au retour, il rencontra le Rabbin H. TAÏEB qui lui dit : Quelle était meilleure, la somme que tu m’as donné ou celle que tu as reçu du Bey. Le rabbin le bénit et depuis ce jour il s’enrichit.

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Rabbi Fraji Chaouat

testour-tombe_rabbin_fraji_chaouatNé à Fez, il s'installe, vers 1700, dans la ville de Béja avec son ami Rabbi Moshé Corcos. Fraji Chaouat était admiré pour ses chants en judéo-arabe; il composa un jour un chant en l’honneur du Bey de Tunis; celui - ci fut tellement ému qu’il octroya au rabbin une pension mensuelle.

Après avoir été rabbin et médecin, il mourut vers 1610 à Béja. Il était très respecté par la communauté juive et par les Musulmans de Béja. Avant de mourir il avait voulu être enterré là où sa mule, qui portait son corps s'arrêterait.
ce pèlerinage, qui avait lieu durant la fête des tabernacles, symbolise la vie dans le désert durant l'exode des Israëlites d'Egypte. L'après-midi toutes les familles juives se groupaient sur l'esplanade de l'avenue de la République et chaque famille formait une caravane.

Pour les Juifs du nord de la Tunisie y compris les Juifs de Bone et Constantine, le pèlerinage de Testour était aussi important que le pélerinage de la Ghriba à Djerba pour les juifs du sud Tunisien. On dit que l'avenue Sidi Frej de Béja était au nom de Rebbi Fraji. Alors, le chemin de Testour passait par le pont Trajan, le cortège de Rebbi Fraji passait par le chemin qui était devenu Sidi Fraj.

Extrait de "RABBI FRAJI BAR NESSIM CHAOUAT" par Ruben Corcos

"...il demanda à voir le chef de la communauté à qui il demanda après son décès de charger son corps sur sa monture et à l’endroit où l’animal s’arrêtera, l’enterrer à cet endroit. Après avoir exprimé son souhait il alla se coucher et il quitta ce monde.

On respecta sa requête, mais en route un gardien décida d’empêcher de passer le cortège. .. . . . sa main se raidit et resta figée. On en informa le Bey qui vint avec ses serviteurs demander pardon au rabbin et de donner ordre de laisser passer le cortège. En route, il y avait une rivière à passer, le cortège la traversa comme sur une patinoire de glace. L’animal monture du Rav s’arrêta à Testour ; et c’est là que fut enterré le Rabbi Fraji Chaouat. A ses côtés fut enterré son ami Rabbi Moshé Corcos"

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  1. Rebbi Yaacob Slama

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